Plaisirs du thé en Grande-Bretagne
Les débuts de la tradition du thé en Grande-Bretagne sont plutôt obscurs. La East India Company, grâce au privilège qu’avait accordé Elizabeth I à ses dirigeants, avait le monopole de l’importation des denrées venant de l’extérieur de l’Europe et des navires accostant la Grande-Bretagne en 1637. Cependant, on n’enregistre d’échanges commerciaux avec les marchands chinois qu’à partir de 1644. Les marins rapportaient des paquets de thé de l’Extrême-Orient en souvenir, et c’est ainsi que le thé fut introduit dans les coffee houses de Londres.
La cote de popularité du thé
Le marchand Thomas Garway fut l’un des premiers à faire le commerce du thé en Grande-Bretagne. Il le présentait sous forme sèche ou liquide, dans sa coffee house d’Exchange Alley à Londres. Il tint sa première vente publique en 1657.
En 1660, Garway sorti un journal vendant du thé à £6 et £10 les 450 g, proclamant que le thé était "sain, permettait de garder la santé jusqu’à un age très avancé, et préservait la vue", qu’il était également capable de soigner "les intestins, le rhume, l’hydropisie", et qu’il pouvait "rendre le corps énergique et vigoureux".
La première publicité pour le thé, lançant la vente de "China Tcha, Tay ou Tee", parut le 30 septembre 1658 dans le journal Mercurius Politicus, une publicité émise par la coffee house The Sultaness Head. Le thé gagna vite en popularité dans ces établissements, et en 1700 il était en vente dans plus de 500 coffee houses de Londres. Les propriétaires de tavernes étaient consternés par cette nouvelle mode des coffee houses, tout comme le gouvernement l’était par le déclin des revenus venant de la vente d’alcools forts.
Au milieu du 18è siècle cependant, le thé avait remplacé la bière et le gin comme boisson du peuple. C’était devenu le breuvage le plus populaire de Grande-Bretagne !